Turkmenistan

 

Turkmenistan 

 

 

2 Septembre 2013: 

            Nous quittons l'Iran. Nous quittons la magie de cette langue qui mérite tant d'être approfondie... Car si le monde clame le charme de la langue Française, insensible à mon propre accent natal, je déclare le Farci nous détrôner.

Seule la douanière, de par son air haineux et hautain envers moi (David, homme, eut droit à un tout autre traitement. Bien dressée. Triste esclave du gouvernement...) nous donna l'envie de décamper avant qu'elle ne trouve le moyen de nous empêcher de quitter le territoire. Avec ce recueil de poésie révolutionnaire en poche signé de la main d'une de nos amies Iranienne... Nous souhaitions une sortie peu approfondie.

            Le Turkménistan nous ouvrait ses portes. Après une demi-journée d'attente. Une vingtaine de contrôles des passeports. Plus de dix factures... Et un bon crottin de Cortex devant leur entrée. Marre d'attendre!

Bienvenu au Turkménistan! 5 jours (- aujourd'hui) pour traverser les 550 kms nous séparant de la frontière Ouzbek. La partie sans doute la plus complexe du voyage. Et pourtant rien ne nous inquiète, « advienne que pourra », arrivera ce qui doit arriver.

Notre plan: tenter de faire du stop... Ou bien de payer un véhicule... Ou espérer se faire déporter vers l'Ouzbékistan en cas de dépassement des 5 jours.

autostop

Ici, bien que les Turkmènes trouvent travail à tout vent, ne payent ni le gaz, ni l'électricité, ni de taxe d'habitation, les gens sont, semble-t-il, assez intéressés par le profit. C’est donc finalement payer qui l'emporta.

notre chauffeur      essai de lingerie

3 Septembre:   Suite à une courte nuit chez une alcoolique ayant tenté de nous faire payer après nous avoir pourtant "invité", nous avons trouvé un camion pour nous emmener jusqu'aux limites de notre portefeuille. 70 kms avant la frontière.

 

déposés par le camion 14 heures plus tard...fatigués!

6 Septembre: Nos visas se terminent aujourd'hui. Nous n'avons aucune idée de la distance qui nous sépare de la frontière. Chaque fois que nous interrogeons les habitants ceux-ci nous répondent en Russe: "Granitsa?" ("la frontière?") "30 kms!" ou "10 kms", ou encore "50 kms"... Personne n’ayant la moindre idée des distances... Certes, aucuns panneaux ne les indiquent. Mais tout de même, leurs voitures ont des compteurs!

Nos corps sont douloureux. La veille encore l'inquiétude de ne pas respecter nos visas nous fit marcher bien plus tard que la nuit. Rassou grogne un peu. « Et les 35 heures? ».

C'est donc l'ultime bonne surprise lorsqu'un routier nous annonce "3kms" !

nos petits écoliers :-)

            Nous n'aurons comme souvenir du Turkménistan que les écolières habillées en bécassines et les écoliers en costards, la beauté des femmes en robes longues et colorées, la bêtise de nombreuses personnes gaspillant le gaz et l'électricité qui leur est offert, la générosité de quelques rencontres, le travail qui abonde à nous en offrir, l'ignorance du peuple face à la politique gouvernementale de fermeture du pays au reste du monde, les pauses thé sur de petites estrades pleines de coussins, les routes défoncées où les camions roulent à une allure folle... Les barrages policiers et leur corruption... la poussière...

Finalement quelques souvenirs en seulement 5 jours!

      

 notre gardien aux yeux bridés!!!ça y est! enfin!

     

pause thé à l'usine

 

ça c'est la route pour la frontière Ouzbek, plus que trois kilomètres...

et bientôt un peu de récit...

Cet hivers nous comptons bien mettre tout le site à jour, et cette fois c'est vrai!

merci aux messages des uns et des autres, et bonne route à toi Léna, embrasse tous tes poilus, à sabots et à coussinets!

Commentaires (1)

1. lena (site web) samedi, 23 Novembre 2013

1000 encouragements ! 1000 bravos !!!! continuez, lachez rien !!!! je pense a vous!!

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